Voyage Vietnam
 
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Le visage de la population du Vietnam

En 1954, ils étaient 25 millions. 50 ans plus tard, avec plus de 83 millions d’âmes entassées sur un territoire à peine plus vaste que l’Italie, le pays est confronté à un problème de surpeuplement. Sa population, jeune et rurale, est inégalement répartie. Alors que l’arrière- pays et le centre sont quasi déserts, la densité moyenne atteint rapidement 600 hab./km2 dans les deltas et le long de la côte. Le surpeuplement a déclenché une importante migration est - ouest vers les montagnes du Nord et du Centre. L’arrivée massive des vietnamiens sur les terres ancestrales des Hauts Plateaux du Centre n’est pas sans créer des tensions.
 

Les ethnies au Vietnam
 

Les ethnies au Vietnam

La Vietnam est un extraordinaire kaléidoscope d’ethnies. Les Kinh ( ou Viet) forment 85% de la population, mais le reste se décline en une cinquantaine de groupes ethnolinguistiques distincts. Les chinois (Hoa) sont les plus nombreux (2%) et peuplent les villes aux côtés des Kinh. La plupart des autres ethnies vivent en altitude, ce qui leur valut le surnom de “montagnards” au temps de la colonie. Péjorativement appelés Moi (sauvages) par les Vietnamiens, les minorités nationales occupaient les derniers échelons de l’échelle sociale. Le gouvernement a longtemps tenté de “vietnamiser” ces populations, avec peu de succès. Les minorités ethniques du Vietnam bénéficient aujourd’hui d’une assez grande automomie et arborent avec fierté leur diversité, au travers de la musique de leurs langues, des étoffes et de bijoux qui les parent et de l’histoire qui les lie à la terre vietnamienne.


Les Muong: les membres de cette ethnie soeur des Kinh sont 700.000 à cultiver les rizières du Tonkin.


Les Khmers ( Cambodgiens): les descendants du royaume d’Angkor sont encore nombreux (720.000) dans le delta du Mékong, un beau site aimé par les touristes quand partir au Vietnam. On peut admirer leurs temples près de Trà Vinh et Soc Trang.
 

Les autres peuples d’origine môn- khmère: chasseurs, dresseurs d’éléphants, tisserands ou agriculteurs, ils occupent surtout les Hauts Plateaux du Centre. Ce groupe réunit, entre autres tribus, les Bana, Koho, Bru-Van Kiêu et M’nông.


Les Cham : ils ne sont plus que 60.000 à propager les traditions de l’empire déchu du Champa. Ils habitent les environs de Châu Dôc et de Phan Rang. Leur écriture s’apparente au sanscrit et leur lois s’inspirent des préceptes de l’islam.


Les autres ethnies de souche austronésienne, proches parentes des Cham, comprennent les peuples jaraï, ragaï et êdê.


Les Thaï: ils sont descendus de Chine il y a deux millénaires. Ces riziculteurs (770.000) logent dans des maisons sur pilotis nichées au coeurdes vallées du Nord.


Les Taï-Kdaï : plus d’un million d’entre eux vivent au Moyen et Haut- Tonkin. Leur culture s’enorgueillit d’un riche répertoire de musique et de danses folkloriques.


Les H’mong et les Dzao: ils vivent en altitude, à proximité de la Chine, d’où venaient leurs ancêtres. Leurs vêtements brodés se parent de bijoux d’argent finement ciselés. Ils élèvent le bétail et cultivent le riz en terrasses, mais aussi le lucratif pavot ( opium) malgré les interdictions.


Les familles sino-tibétaines et tibéto-birmanes: elles regroupent de petites tribus dispersées sur les flancs des montagnesdu Nord, telles que les Lo Lo, les Ha Nhi, les Ngai et les San Diu.


Populations émigrées
 

La diaspora vietnamienne, c’est deux millions et demie de “Viet Kiêu”, comme on appelle ces Vietnamiens  établis loins de leur pays natal, principalement en Amérique du Nord, en France, en Australie et en Allemagne. Ils sont nombreux à gagner la France dans la première moitié du Xxe siècle, pour y travailler ou y étudier. Le flot de réfugiés s’intensifie après l’effondrement de l’empire colonial français, pour atteindre son apogée après la chute de Saigon, dans les années 1970. C’est par dizaines de milliers que les boat people vietnamiens s’entassent alors dans de frêles embarcations pour tenter de gagner la Thaïlande, les Philippines et la Malasie. Beaucoup n’y parviennent pas. Les Etats- Unis furent parmis les premiers à ouvrir leurs portes aux réfugiés, puis aux “ Amérasiens”, ces enfants nés des unions entre Vietnamiennes et militaires durant la guerre américaine. Aujourd’hui, les Viet Kiêu reviennent de plus en plus nombreux au bercail, en visiteurs, mais aussi en invertisseurs. Éduqués, souvent prospères et profondement attachés à la terre natale, leur contribution au développement du pays est maintenant bienvenue.


 

 

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